Guide pratique

Guide du RGAA

Comprendre le Référentiel Général d'Amélioration de l'Accessibilité, repérer les contrôles prioritaires et passer rapidement d'une intention de conformité à un premier audit exploitable.

106 critères
13 thématiques
AA base WCAG

Le RGAA, en clair

Le RGAA est la méthode française pour vérifier l'accessibilité d'un service numérique. Il traduit les exigences WCAG en critères contrôlables, avec une logique très concrète : est-ce que l'information est perceptible, utilisable, compréhensible et robuste pour toutes les personnes ?

On observe

Structure HTML, titres, images, liens, formulaires, documents, comportements clavier et contenus dynamiques.

On qualifie

Chaque problème est rattaché à une règle, une gravité et une recommandation compréhensible par l'équipe.

On corrige

Les corrections les plus bloquantes sont traitées avant les détails visuels ou éditoriaux.

Les 13 thématiques à surveiller

Le référentiel couvre toute la page : le contenu visible, le code qui le porte, les interactions et les documents liés. Chaque thématique ci-dessous donne une porte d'entrée concrète, avec des critères à approfondir ensuite.

Par où commencer ?

Quand une équipe découvre l'accessibilité, le plus efficace est de traiter les blocages très fréquents avant de viser l'exhaustivité.

1

Images sans alternative

Une image informative sans texte équivalent disparaît pour beaucoup d'utilisateurs.

2

Formulaires sans label

Un champ non nommé devient incompréhensible avec un lecteur d'écran.

3

Liens ambigus

Les “cliquez ici” répétés ralentissent la navigation et masquent la destination.

4

Structure fragile

Un titre absent, un ordre incohérent ou un main manquant casse les repères.

5

Clavier oublié

Menus, modales et boutons doivent rester utilisables sans souris.

Premier réflexe

Lancez un audit, puis corrigez par familles

Un rapport AllyNizer donne une première vision : score indicatif, anomalies par gravité, couverture WCAG, qualité web, grille RGAA et export de déclaration.

Auditer une URL

Une méthode simple pour avancer

1. Scanner

Lancez un pré-audit sur quelques pages représentatives : accueil, page contenu, formulaire, recherche, tunnel ou espace connecté.

2. Regrouper

Corrigez une famille de problèmes à la fois : images, formulaires, liens, titres, composants JavaScript.

3. Vérifier humainement

Complétez avec clavier, lecteur d'écran, contrastes réels, mobile, compréhension et pertinence éditoriale.

Ressources utiles

Audit de site

Analysez une URL et obtenez un rapport priorisé.

Lancer

Audit PDF / DOCX

Contrôlez aussi les documents publiés sur le site.

Analyser

Déclaration d'accessibilité

Préparez un brouillon PDF depuis un rapport existant.

Voir la methode

Guides détaillés

Ajoutez ici vos futures fiches critères et tutoriels d'équipe.

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Questions fréquentes

Les réponses ci-dessous donnent une lecture pratique du RGAA : elles aident à décider quoi tester, quoi corriger et comment transformer un pré-audit en plan d'action.

Qu'est-ce que le RGAA ?

Le RGAA est le référentiel français qui sert à vérifier l'accessibilité des sites, applications et documents numériques. Il transforme les exigences internationales en critères testables : images, liens, formulaires, navigation, scripts, documents téléchargeables, contrastes et structure de page.

En pratique, il sert à trois choses : auditer un service, prioriser les corrections et produire une déclaration d'accessibilité compréhensible.

Quelle différence entre RGAA et WCAG ?

Les WCAG sont le socle international. Le RGAA est la méthode française qui reprend ce socle et le rend opérationnel avec des critères, des tests et une logique de déclaration. Pour une équipe française, travailler avec le RGAA permet donc de rester aligné avec les attentes réglementaires locales tout en respectant l'esprit WCAG.

Un audit automatique suffit-il pour être conforme ?

Non. Un outil automatique repère vite des erreurs fréquentes : alternatives manquantes, labels absents, liens vides, structure fragile, attributs ARIA incohérents. Mais il ne peut pas juger seul la pertinence d'un texte alternatif, la logique d'un parcours, la clarté d'un message d'erreur ou la qualité d'une transcription.

La bonne approche : utiliser l'automatique pour nettoyer les problèmes visibles, puis compléter avec clavier, lecteur d'écran, mobile, contrastes réels et revue humaine.

Par où commencer un audit RGAA ?

Commencez par quelques pages représentatives plutôt que par tout le site : accueil, page éditoriale, formulaire, recherche, page liste, page détail, document PDF et parcours clé. Ensuite, corrigez par familles d'erreurs pour éviter les retouches dispersées.

  • Images sans alternative utile.
  • Champs de formulaire sans label.
  • Liens ambigus ou vides.
  • Titres et landmarks incohérents.
  • Composants JavaScript inutilisables au clavier.
Qui est concerné par l'accessibilité numérique ?

Les services publics sont directement concernés, et de nombreux services privés le sont aussi selon leur activité, leur taille ou le cadre européen applicable. Même quand l'obligation exacte doit être confirmée juridiquement, l'intérêt utilisateur reste immédiat : moins de blocages, moins de formulaires abandonnés, contenus plus clairs et meilleure qualité globale.

Pour une réponse engageante sur votre situation, faites valider le périmètre par une personne compétente en droit ou conformité.

Quelle version du RGAA utiliser aujourd'hui ?

La base couramment utilisée est le RGAA 4.1.2, organisé autour de 106 critères et 13 thématiques. Les évolutions futures du référentiel pourront intégrer de nouveaux points issus des WCAG plus récentes, mais cela ne bloque pas le travail : les fondamentaux actuels restent les mêmes sur les images, formulaires, liens, navigation, contrastes et structure.

Combien coûte une mise en conformité ?

Le coût dépend surtout de l'état initial du site, du nombre de modèles de pages, des composants réutilisés et des documents publiés. Un site simple peut progresser vite si le HTML est propre. Une application métier ou e-commerce demande souvent plus de temps, car les formulaires, modales, filtres, tunnels et contenus dynamiques multiplient les cas à tester.

Un pré-audit régulier aide à réduire le coût : il détecte les régressions avant qu'elles ne deviennent une dette technique.

Que faire après le premier rapport AllyNizer ?

Commencez par les anomalies critiques et majeures, puis relancez le même audit pour mesurer la progression. Ensuite, complétez par les points manuels : clavier, lecteur d'écran, contrastes dans le rendu réel, zoom mobile, compréhension des contenus et pertinence des alternatives.

Quand les corrections stabilisent le score, exportez la grille RGAA et préparez la déclaration d'accessibilité depuis le rapport.

La déclaration d'accessibilité peut-elle être générée automatiquement ?

AllyNizer peut préparer un brouillon PDF à partir d'un rapport : état estimé, points détectés, méthode, contenus à vérifier et zones à compléter. Ce brouillon fait gagner du temps, mais il doit être relu et complété avec les informations officielles : contact, voies de recours, périmètre exact, dérogations éventuelles et résultats d'audit humain.

À quelle fréquence faut-il relancer un audit ?

Relancez un audit après chaque correction importante, avant une mise en production, puis régulièrement sur les pages clés. Pour un site éditorial, un rythme mensuel peut suffire. Pour une application active ou un site e-commerce, un contrôle plus fréquent évite que de petites régressions se propagent dans tout le parcours.